VIDEO PARTICIPATIVE

BODYFILMMAKING

De quoi s’agit-il ?

Le bodyfilmmaking est une technique corporelle qui permet d’augmenter le confort, l’efficacité, la sécurité et la créativité de l’opérateur et de l’opératrice caméra – professionnels ou débutants – sur les tournages à l’épaule ou au poing.

Le bodyfilmmaking permet de s’initier ou de redécouvrir les bases du langage cinématographique à travers une méthode ludique et participative tout en stimulant la productivité, l’échange et les contacts interpersonnels au coeur de la pratique.

« Mise au point au tout début du cinéma synchrone par des cinéastes de renom tels que Jean Rouch et Michel Brault, la technique s’inspire du yoga, du mime et de la danse et permet de reproduire en situation de tournage à l’épaule ou au poing, l’ensemble des mouvements de la grammaire du cinéma. »

Quel est l’objectif ?

Le but du bodyfilmmaking est d’harmoniser le corps au travail de l’opérateur ou de l’opératrice caméra et de le faire participer à la créativité narrative de la prise de vue. Il permet de réaliser avec aisance et sans autres accessoires que la caméra des plans fixes et de longs plans séquences parfaits.

La méthode de formation ?

L’apprentissage est basé sur la maitrise de techniques de relaxation, de postures et de mouvements corporels spécifiques qui permettent de ne faire qu’un·e avec la caméra et la scène filmée.

La formation met l’accent sur l’expérience comme point de départ de l’apprentissage. Elle alterne exercices pratiques, moments de visionnage, partage d’idées et d’analyse en vue de connecter la méthode à l’expression d’un point de vue personnel.

A travers l’échange constant des rôles au sein du groupe et l’application directe des acquis sous forme de théâtre filmé ou de micro tournage dans le réel, vous développez une faculté instinctive d’interaction et de mise en scène du réel sur le vif.

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Qu'est-ce que la vidéo participative ?

C’est au tout début du cinéma déjà, et plus encore avec l’apparition des caméras légères, qu’ont été expérimentées les vertus autoréflexives et émancipatrices de la caméra partagée. Un des jalons de la vidéo participative est l’expérience de l’éminent cinéaste et ethnologue Jean Rouch, chercheur au CNRS, qui réalisait avec les adolescentes et adolescents du lycée d’Abidjan au début des années ‘60 une expérience de cinéma partagé et improvisé. Elle allait donner lieu au film « La pyramide humaine », mais surtout à la réunion et au dépassement des problématiques raciales propres à l’époque en Côte d’Ivoire.

« Le cinéma,à travers cette expérience, à travers cette fiction du réel à permis de créer une autre réalité dans laquelle ces jeunes ont pu explorer et extériorisé des problématiques de fond. L’expérience de cinéma partager à permis en quelques semaines de réconcilier ces jeunes et de faire ce que des années de vie pourtant côte à côte sur les bancs du lycée n’avait pas réussi. »

Quel est l’objectif ?

Le but de la vidéo participative est de susciter et d’explorer l’expression de soi ou d’un groupe dans une dynamique de co-création et de co-production d’un résultat collectif qui vise le changement personnel ou social.

La vidéo participative est un formidable outil qui révèle les individus et les groupes à eux-mêmes. A travers la maîtrise audiovisuelle, ils développent leur confiance en soi et renforcent leurs capacités à exprimer et partager leurs points de vue, quel que soit leur âge, leur sexe, leur situation ou leur niveau d’éducation.

La vidéo participative est une méthode précieuse pour la remontée des informations qui permettent la prise de décisions. Elle est utile à l’évaluation de programmes de développement, à la recherche en sciences sociales, ou à tout objectif qui nécessite une connaissance fine d’une problématique particulière, d’un groupe ou d’un territoire.

La méthode ?

La vidéo participative utilise l’outil vidéo pour explorer les questions qui concernent des individus ou des groupes. En leur donnant la possibilité de filmer eux mêmes leurs propres points de vue et témoigner de changements sociaux ou personnels, elle permet d’amplifier et de faire résonner à l’extérieur les voix et les représentations propres des participants ou des communautés.

Le processus se déploie en ateliers participatifs successifs, articulés autour de diverses phases qui combinent le ludique, la coopération et la rétroaction à la communauté.